Ce lundi 12 octobre, le site officiel RappelConso a publié une fiche de retrait visant du thon entier au naturel de la marque U. Six lots sont concernés, vendus dans les magasins de la Coopérative U dans toute la France. Le motif : un défaut d’emballage. Boîtes bosselées, micro-fuites, thermoscellage capricieux : dans ces conserves, le poisson peut s’être altéré sans que rien ne le trahisse à l’extérieur.
Ce que ça change pour vous
Le thon en boîte fait partie de ces aliments qu’on achète par réflexe et qu’on stocke des mois, voire des années. Ici, les dates de durabilité minimale des lots visés courent jusqu’en 2029 et 2030 : vos placards peuvent en contenir sans que vous vous en souveniez. Le contrôle à faire est simple et ne prend pas une minute : retournez la boîte, lisez le code-barres et le numéro de lot imprimés sur l’emballage.
Quels produits sont exactement concernés ?
Seuls ces six lots, et aucun autre. Un thon d’une autre marque, ou un lot différent, n’est pas visé, même si la boîte ressemble.
- GTIN 3256225454969 — Thon entier listao naturel pêche ligne U, boîte 1/2 312 g. Lots L26/1188 (DDM 30/06/2030), L26/1168 (DDM 30/03/2030), L26/1169 (DDM 31/03/2030), L26/1175 (DDM 31/03/2030).
- GTIN 3256225454952 — Lot L26/1183 (DDM 30/06/2030).
- GTIN 3256225735792 — Lot L26/1070 (DDM 31/12/2029).
Estampille sanitaire commune : ES 12.06648/C. Les numéros se lisent sur l’emballage, à côté du code-barres. Le numéro de lot seul ne suffit pas : il faut le croiser avec le code-barres.
Seuls six lots précis sont visés : croisez toujours le code-barres et le numéro de lot.
Comment reconnaître une boîte douteuse ?
La fiche officielle parle de conserves bosselées : une boîte bombée, cabossée, ou qui suinte même légèrement est un mauvais signe. Perte de liquide, odeur anormale à l’ouverture : ne goûtez pas pour vérifier. En cas de doute sur un lot, la consigne reste la même que pour un lot confirmé.
« Ne plus consommer, rapporter le produit au point de vente. » — la conduite à tenir officielle, RappelConso
Que faire si votre boîte est concernée ?
Ne la consommez pas. Rapportez-la dans le magasin U où vous l’avez achetée : le remboursement est prévu. Si le déplacement est impossible, détruisez-la pour éviter qu’elle ne finisse dans une assiette par mégarde. Un numéro consommateur a été ouvert pour répondre aux questions : le 0969366936.
Pourquoi un simple défaut de boîte peut rendre le thon dangereux
Une conserve tient sa sécurité de son étanchéité. Quand celle-ci est compromise — micro-fuite, soudure défectueuse — l’air et les micro-organismes peuvent pénétrer, et le contenu s’altère sans signe évident au départ. Les personnes fragiles — enfants, femmes enceintes, personnes âgées — encourent les risques les plus sérieux.
Le rappel porte uniquement sur six lots de la marque U : les autres marques et lots ne sont pas concernés.
Un rappel, ça se passe comment ?
La procédure a été lancée par la Coopérative U et relayée ce lundi par RappelConso, le portail officiel du gouvernement, puis par plusieurs médias. Les magasins retirent les lots des rayons ; les clients qui rapportent leur boîte sont remboursés. C’est la procédure standard : pas de panique à avoir, mais un réflexe à prendre. En France, des dizaines de rappels alimentaires sont publiés chaque mois pour des motifs comparables — emballage, étiquetage, contamination suspectée — et la plupart passent inaperçus parce que les lots concernés sont étroits. Celui-ci mérite une vérification parce que le thon en boîte se conserve longtemps : une boîte achetée il y a un an peut toujours être dans votre placard, avec sa date de durabilité minimale de 2030.
Et si vous avez déjà mangé une boîte de ces lots ?
La fiche officielle ne détaille ni bactérie précise ni symptômes particuliers : elle qualifie le produit de « susceptible de présenter un danger pour la santé » du fait de ses conditions de fabrication et de conservation. Si vous avez consommé une boîte concernée et que vous vous sentez mal, parlez-en à votre médecin en mentionnant le lot. Des centaines de milliers de boîtes traversent chaque semaine les cuisines françaises sans histoire : cette fois, six lots font exception, et une minute devant le placard suffit à s’en assurer.
