Alors, qui a gagné l’Arc de Triomphe 2026 ? La réponse a mis un peu plus de deux minutes et vingt-sept secondes à se dessiner sur la piste de ParisLongchamp. Ce dimanche 4 octobre, Daryz a conservé le titre conquis l’an dernier et offert à la casaque de l’Aga Khan un neuvième sacre dans la plus belle course de plat du monde. Le cheval de Francis-Henri Graffard est le premier à réaliser le doublé depuis Enable, en 2017 et 2018.
Qui a gagné l’Arc de Triomphe 2026 ? Le film d’une domination
Seize partants au départ, à 16 h 05 précises, dont seulement quatre chevaux entraînés en France, le plus faible contingent tricolore depuis 2019. Daryz, confié à Mickaël Barzalona, est resté sagement dans la seconde moitié du peloton, à l’abri, en troisième épaisseur. À l’entrée de la ligne droite, le jockey a décalé son partenaire, et l’accélération a tout réglé : à 150 mètres du poteau, le champion a créé la décision sans discussion. Chrono final : 2'27"11, avec une longueur et quart d’avance sur Bay City Roller. Derrière, Diamond Necklace arrache la troisième place au courage, devant Friendly Soul et Kalpana.
L’arrivée officielle :
- 1er : Daryz (M. Barzalona, F.-H. Graffard)
- 2e : Bay City Roller (O. Murphy), à une longueur et quart
- 3e : Diamond Necklace (C. Soumillon)
- 4e : Friendly Soul
- 5e : Kalpana
- Combinaison du Quinté+ : 1 - 7 - 16 - 10 - 9
Les seize partants dans les stalles du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe 2026, ce dimanche à ParisLongchamp.
Un doublé qui n’arrive qu’une fois par génération
Neuf chevaux en cent cinq éditions. Avant Daryz, le dernier à avoir signé le doublé, c’était Enable, en 2017 et 2018. Plus loin dans le temps : Trêve (2013-2014), Alleged, Ribot, Tantième, Corrida, Motrico, Ksar. Le champion de 2026 devient aussi le premier mâle français à réussir l’exploit depuis Tantième, en 1950 et 1951. Le fils de Sea The Stars et Daryakana décroche au passage un quatrième Groupe 1, pour sa onzième sortie seulement. L’an passé, il s’était imposé à 18 contre 1 au terme d’un duel resté dans les mémoires avec Minnie Hauk. Cette fois, le favori a dominé la phase finale de bout en bout.
Une saison 2026 construite pour ce dimanche
La préparation du champion ressemblait à un plan de bataille. Rentré le 26 avril par une victoire explosive dans le Prix Ganay, Daryz avait ensuite raccourci en distance pour s’offrir le tout premier Prix Aga Khan IV, l’ancien Prix d’Ispahan. Seul accroc au tableau : une troisième place à Ascot, dans les Prince Of Wales’s Stakes, que l’entourage mettait sur le compte d’un comportement inhabituel. Le Prix Foy, un mois avant l’Arc, avait tout effacé : une démonstration, déjà devant Bay City Roller. Dimanche, la boucle était bouclée.
« Le soulagement du travail bien fait et accompli. Je suis content pour le cheval. C’est un vrai champion. »
— Francis-Henri Graffard, entraîneur de Daryz
Ce que ça change pour les parieurs
Daryz faisait partie des grands favoris, annoncé par tous les pronostiqueurs dans la combinaison du Quinté+. Les joueurs qui l’avaient placé en tête de leurs jeux touchent les rapports du jour, affichés au PMU et sur les sites de paris agréés. Pour se faire une idée de l’enjeu : l’édition 2025 avait versé 59 333,40 euros au Quinté+ dans l’ordre pour 2 euros misés, et 812,20 euros dans le désordre. L’Arc reste l’une des épreuves les plus rémunératrices du calendrier français. Et avec cinq millions d’euros d’allocation, dont près de trois millions au vainqueur, c’est tout simplement la course la plus riche d’Europe pour les pur-sang.
Où revoir la course
Equidia a diffusé la course en intégralité et publié les réactions des vainqueurs dès dimanche soir. Mickaël Barzalona, 35 ans, y a décroché sa deuxième victoire dans l’épreuve en l’espace d’un an. « Le début de parcours a été assez dur. Il faut des grands chevaux pour s’en sortir », a confié le jockey après l’arrivée. La princesse Zahra Aga Khan, venue représenter la casaque familiale, n’a pas caché son émotion : « C’est énorme ce que vient de réaliser Daryz. » Le replay reste disponible sur les plateformes de la chaîne hippique.
La grande tribune de ParisLongchamp, théâtre ce dimanche de la 105e édition de l’épreuve.
Un an après son premier sacre, Daryz n’a plus rien à prouver. Le plus dur commence maintenant : rester au sommet.
