Jeudi, au Palais des Congrès de Paris, Christian Prudhomme a levé le voile sur le parcours du Tour de France 2027. La 114e édition s’élancera d’Édimbourg le 2 juillet pour 3 479 kilomètres et 53 450 mètres de dénivelé positif, jusqu’aux Champs-Élysées le 25 juillet.
Parcours du Tour de France 2027 : passe-t-il près de chez vous ?
Dans l’Hexagone, le peloton traversera neuf régions et 31 départements. Le retour en France se fera par la Normandie : boucle autour de Cherbourg-en-Cotentin le 6 juillet, puis Pontorson-Plumelec le lendemain avec une arrivée au sommet de la côte de Cadoudal. La Bretagne suivra avec Vannes-Angers, avant le premier contre-la-montre entre Blois et Chambord le 9 juillet.
La montagne montera en puissance ensuite : arrivée au Grand Colombier le 11 juillet, diptyque alpin Annecy-Sallanches puis Cluses-Les Saisies les 13 et 14 juillet, avec un passage par la côte de Domancy. Après la traversée du sud (Chambéry-Valence, Aubenas-Montpellier, Mende, Rodez-Albi), le second chrono autour de Toulouse précédera le grand final pyrénéen : Pau-Saint-Lary-Soulan par le Tourmalet et le col du Portet le 22 juillet, puis Hasparren-Laruns le lendemain. Avant-dernière étape entre Maubourguet et Libourne, et bouquet final de Saint-Quentin-en-Yvelines à Paris.
Photo d’illustration : le peloton dans les lacets du col de la Couillole, lors de l’édition 2024. Crédit : Wikimedia Commons.
Pourquoi les 71 km contre la montre changent la donne
C’est le chiffre qui a fait réagir tout le peloton : 71 kilomètres d’effort solitaire, le plus gros total depuis 2012. D’abord 38 kilomètres entre Blois et Chambord le 9 juillet, sur les terres royales du Loir-et-Cher. Puis 33 kilomètres en boucle autour de Toulouse le 20 juillet, avec la côte de Pech-David au menu.
« Il y avait une volonté de rééquilibrage en faveur des rouleurs », a reconnu Christian Prudhomme, le directeur du Tour, lors de la présentation.
Voilà qui redonne le sourire aux spécialistes du chrono. Le Belge Remco Evenepoel, deuxième de la dernière édition et quadruple champion du monde de l’exercice, part avec une longueur d’avance. Et le Français Paul Seixas, troisième des derniers Mondiaux de contre-la-montre, pourrait bien en profiter pour frapper un grand coup devant son public.
Pogačar peut-il décrocher un sixième maillot jaune ?
Malgré ce parcours taillé pour les rouleurs, le Slovène Tadej Pogačar reste l’immense favori. Un sixième sacre le placerait seul au sommet du palmarès de la Grande Boucle. Les Pyrénées lui offriront le terrain de la décision : la 18e étape, entre Pau et Saint-Lary-Soulan, proposera 5 400 mètres de dénivelé positif avec une arrivée jugée au sommet du col du Portet (2 215 m), après l’ascension du Tourmalet. Le lendemain, 160 kilomètres et 4 300 mètres de dénivelé entre Hasparren et Laruns, avec le col de Marie-Blanque comme dernier juge, pourraient encore tout chambouler.
Photo d’illustration : un coureur en plein effort contre la montre, lors de l’édition 2023. Crédit : Wikimedia Commons.
Et le Tour de France Femmes dans tout ça ?
L’épreuve féminine, elle aussi, partira de Grande-Bretagne : Leeds-Manchester le 30 juillet, Manchester-Sheffield le lendemain, puis un contre-la-montre par équipes de 18 kilomètres à Londres, devant Buckingham Palace. La course s’achèvera le 7 août avec un épilogue au sommet du Puy de Dôme. Une première : les deux Grands Départs auront lieu la même année dans le même pays étranger.
Reste une question que les suiveurs se posent déjà : avec trois ascensions de Montmartre au programme de la dernière étape, le sprint massif sur les Champs-Élysées survivra-t-il ? Réponse le 25 juillet 2027.
