La taxe d’habitation résidence secondaire 2026 arrive : les avis seront en ligne dès le 2 novembre. Supprimée pour la résidence principale depuis 2023, elle subsiste pour les maisons de vacances, et cette année encore la facture dépendra beaucoup de la commune. D’après les chiffres de la DGFiP publiés en juillet 2026, 1 666 communes appliquent la surtaxe sur les résidences secondaires. Parmi elles, 688 ont choisi le taux maximal : 60 %.
Combien coûte la taxe d’habitation résidence secondaire 2026 ?
La surtaxe vient s’ajouter à la taxe de base. Elle représente entre 5 % et 60 % de la part communale, dans les communes classées en zone tendue, là où la demande de logements dépasse nettement l’offre. À noter : la hausse de 60 % ne s’applique qu’à la part revenant à la commune, pas forcément à la totalité de l’avis.
Concrètement, une taxe de base de 1 000 euros passe à 1 600 euros dans une commune au taux maximal. Aucun abattement ne vient adoucir la note : ni les revenus du foyer, ni la composition de la famille n’entrent en ligne de compte.
En 2026, 1 666 communes appliquent une surtaxe sur les résidences secondaires.
Qui paie encore la taxe d’habitation ?
Paie la taxe quiconque dispose d’un logement meublé au 1er janvier de l’année d’imposition, sans en faire sa résidence principale. Le calcul part de la valeur locative cadastrale du bien, à laquelle s’appliquent les taux votés localement.
Depuis 2023, les propriétaires déclarent l’occupation de leurs biens sur le service « Gérer mes biens immobiliers » des impôts. Pas de nouvelle déclaration à faire si rien n’a changé. En revanche, un bien mal déclaré expose à des contrôles et des sanctions, et les vérifications se sont durcies cette année.
Comment savoir si votre commune applique la surtaxe ? Le plus simple : regardez votre avis de l’an dernier, la majoration y figure sur une ligne dédiée. Autre piste : le site de votre mairie, où les délibérations fiscales sont publiées. Les stations balnéaires et les communes touristiques y recourent le plus, mais le droit existe dans près de 3 700 communes classées en zone tendue. C’est une délibération votée chaque année, avant le 1er octobre, qui décide si elle est vraiment utilisée.
Sur un avis de 1 000 euros, la surtaxe maximale fait passer la facture à 1 600 euros. Et une réclamation ne suspend pas l’obligation de payer.
Les dates à ne pas manquer
Service Public a détaillé le calendrier le 7 octobre. Les avis seront consultables dans l’espace particulier d’impots.gouv.fr à partir du 2 novembre pour les non-mensualisés, et du 16 novembre pour les mensualisés. Les avis papier suivront entre le 5 et le 26 novembre.
Le paiement doit intervenir avant le 15 décembre 2026. Pour les contribuables ayant choisi le prélèvement à l’échéance, le débit aura lieu le 28 décembre. Au-delà de 300 euros, le règlement doit être dématérialisé : paiement en ligne, smartphone ou prélèvement.
Un retard se paie cher : 10 % de majoration, plus 0,20 % d’intérêts par mois de retard, selon les articles 1730 et 1727 du code général des impôts.
Les avis de taxe d’habitation seront disponibles en ligne dès le 2 novembre.
Contester reste possible
Un montant incohérent, une surface erronée, une surtaxe que votre commune n’a pas votée : la réclamation passe par la messagerie sécurisée de votre espace impots.gouv.fr, par courrier recommandé au centre des finances publiques dont dépend le logement, ou en accueil physique pour les gros dossiers.
Le délai court jusqu’au 31 décembre de l’année suivant la mise en recouvrement : un avis reçu fin 2026 reste contestable pendant toute l’année 2027. Point que beaucoup ignorent : la réclamation ne suspend pas l’obligation de payer. Mieux vaut régler dans les délais, quitte à demander un sursis, plutôt que d’ajouter des majorations au litige.
Et pour l’année prochaine, le calendrier joue déjà : une commune doit délibérer avant le 1er octobre pour appliquer la majoration l’année suivante. Ce qui se vote cet automne dans les conseils municipaux se paiera sur l’avis de 2027.
