Le RSA 2026 montant personne seule s’élève à 651,69 € par mois. C’est le chiffre en vigueur depuis le 1er avril 2026, après une revalorisation de 0,8 % fixée par le décret du 30 mars 2026. Il vaut pour un foyer sans aucune ressource. Dès qu’un revenu entre dans la maison, la somme baisse d’autant. Le principe du RSA tient en une soustraction : le montant forfaitaire de votre foyer, moins vos ressources, moins un forfait logement si vous êtes aidé pour votre loyer.
Combien, selon votre foyer
Une personne seule sans enfant touche donc 651,69 € au maximum. Un couple sans enfant reçoit 977,54 €. Avec un enfant, une personne seule atteint aussi 977,54 €, et 1 173,05 € avec deux enfants. Un couple avec deux enfants monte à 1 368,56 €. Chaque enfant ou personne à charge supplémentaire ajoute 260,68 €. Les parents isolés bénéficient d’une majoration temporaire : 836,85 € sans enfant, 1 115,80 € avec un enfant, 1 394,75 € avec deux.
La demande de RSA se fait en ligne sur caf.fr, ou avec l’aide d’un guichet France Services.
Le forfait logement change le calcul. Si vous percevez une aide au logement, si vous êtes hébergé gratuitement ou propriétaire sans crédit à rembourser, la CAF ajoute une somme fictive à vos ressources : 78,20 € pour une personne seule, 156,41 € pour deux personnes, 193,55 € pour trois ou plus. Une personne seule hébergée gratuitement et sans revenu touche donc 573,49 €, pas 651,69 €. Les allocations familiales, elles, sont comptées comme une ressource et déduites elles aussi.
Qui est concerné, qui ne l’est pas
Il faut en principe avoir 25 ans ou plus et résider en France de façon stable. Deux exceptions ouvrent le droit plus tôt : être parent d’un enfant né ou à naître, ou justifier de deux ans d’activité professionnelle sur les trois dernières années pour les jeunes actifs. Les ressources du foyer, calculées en moyenne sur les trois mois précédant la demande, doivent rester sous le montant forfaitaire. La CAF ou la MSA verse l’allocation chaque mois, recalculée tous les trimestres à partir de votre déclaration.
Depuis le 1er janvier 2025, l’inscription à France Travail est automatique pour tout bénéficiaire. Un contrat d’engagement fixe ensuite un parcours avec au moins quinze heures d’activité par semaine : recherche d’emploi, formation, immersion en entreprise ou accompagnement social. Les moins de 55 ans y sont tenus, sauf exemption pour maladie, handicap ou enfant de moins de 3 ans. Le RSA n’est pas imposable, et il complète un petit salaire au lieu de le remplacer.
561 000 foyers éligibles ne percevaient pas le RSA fin 2021, alors que 41 % d’entre eux perdaient 400 € ou plus chaque mois.
Pourquoi tant de foyers passent à côté
La Drees, le service statistique des ministères sociaux, a publié cette mesure en mai 2026 : entre 33 et 37 % des foyers éligibles ne recourent pas au RSA. Les causes varient. Chez les plus jeunes, c’est souvent la méconnaissance du droit. Chez les plus âgés, les démarches en ligne posent problème. D’autres jugent le gain trop faible au regard des papiers à fournir. Les foyers concernés sont plus souvent propriétaires ou hébergés chez des proches, des situations où l’on se croit à tort hors du dispositif.
Que faire, concrètement
La démarche tient en quatre gestes :
- Vérifiez vos droits avec le simulateur de mesdroitssociaux.gouv.fr, qui passe en revue 58 aides nationales.
- Déposez votre demande sur caf.fr, ou auprès de la MSA si vous dépendez du régime agricole.
- Préparez vos justificatifs de ressources des trois derniers mois et votre avis d’imposition.
- Si les écrans vous rebutent, un guichet France Services ou le centre communal d’action sociale de votre commune remplit le dossier avec vous, gratuitement.
Le droit est ouvert dès le 1er jour du mois de la demande, et le premier versement arrive le mois suivant.
Les guichets France Services accompagnent gratuitement les démarches, y compris la demande de RSA.
Une dernière date à garder en tête : la prochaine revalorisation interviendra le 1er avril 2027. Si vous n’avez jamais vérifié vos droits, le simulateur prend cinq minutes. Pour un tiers des éligibles, ces cinq minutes valent plusieurs centaines d’euros par mois.
