Le ramonage obligatoire concerne tous les appareils de chauffage à combustion : cheminée à foyer ouvert, insert, poêle à bois, poêle à granulés, chaudière au gaz ou au fioul. Le décret n° 2023-641 du 20 juillet 2023 l’a inscrit noir sur blanc dans le code de la santé publique, en vigueur depuis le 1er octobre 2023. Pas une recommandation, une obligation, avec sanction à la clé.
Octobre est le mois où tout se joue. Les conduits ont passé l’été à accumuler suie et bistre, et les agendas des ramoneurs se remplissent déjà pour novembre. Le texte impose au minimum un ramonage par an. Dans certains départements, le règlement sanitaire local en exige deux, dont un pendant la saison de chauffe. Un coup de fil à votre mairie tranche la question.
Le ramonage obligatoire en 2026 : qui paie, qui appelle ?
C’est l’occupant qui paie. L’article R. 1331-21 du code de la santé publique ne laisse aucune place au doute : dans un logement équipé d’appareils individuels, les frais de ramonage sont à la charge de celui qui y vit. Locataire, c’est pour vous, sauf clause contraire dans le bail. Le propriétaire, lui, doit s’assurer que les conduits sont propres et sûrs entre deux locations. En copropriété, les conduits collectifs relèvent du syndic.
Faites-le faire par un professionnel qualifié. Le passage au hérisson fait maison ne produit pas le seul document qui compte : le certificat. Sans ce papier, vous n’avez aucune preuve à présenter.
Un conduit propre, c’est un feu qui tire bien et des risques d’incendie réduits.
Que risque-t-on vraiment : 450 euros et l’assurance
Le défaut de ramonage est sanctionné par une contravention de troisième classe : l’amende peut grimper jusqu’à 450 euros. Mais la contravention n’est pas le pire. En cas de feu de cheminée ou d’intoxication au monoxyde de carbone, votre assurance habitation peut refuser de vous indemniser, ou rogner lourdement les sommes versées. Son argument tient en un mot : défaut d’entretien.
Le certificat de ramonage est la première pièce que l’expert réclame après un sinistre. Le professionnel le remet à la fin de son intervention ; il atteste du conduit ramoné et de sa vacuité. Conservez-le au moins deux ans, avec votre contrat d’assurance.
Allumer sans certificat, c’est parier sa maison sur un conduit encrassé.
Combien coûte un ramonage en 2026 ?
Entre 50 et 120 euros TTC, certificat inclus, selon l’appareil et l’accès au conduit. Une cheminée à bois ou un insert tourne autour de 60 à 80 euros ; un poêle à granulés, plus technique à entretenir, monte plutôt entre 80 et 120 euros. Le débistrage, quand le goudron a durci dans le conduit d’un poêle à bois, se facture à part, sur devis. Demandez toujours un tarif écrit avant l’intervention.
Le ramonage concerne aussi les poêles à bois et à granulés, pas seulement les cheminées à foyer ouvert.
Pourquoi le faire maintenant, pas en décembre
Un conduit encrassé, c’est la première cause de feu de cheminée en hiver, et le monoxyde de carbone ne prévient jamais. En octobre, les ramoneurs ont encore des créneaux. En décembre, quand le froid s’installe pour de bon, ils débordent. Le bon réflexe : appeler cette semaine, faire passer le professionnel avant la première vraie vague de froid, et ranger le certificat avec les papiers de la maison.
Le pas à pas, sans se tromper
- Vérifiez la fréquence auprès de votre mairie : un passage par an partout, deux dans certains départements, dont un pendant la saison de chauffe.
- Choisissez un professionnel qualifié, pas un bricolage : seul son passage ouvre droit au certificat.
- Exigez le certificat à la fin de l’intervention : conduit ramoné, vacuité constatée.
- Conservez-le au moins deux ans, avec votre contrat d’assurance habitation.
- Locataire : gardez la facture, elle peut vous être demandée à l’état des lieux de sortie.
Le premier feu de l’automne a un parfum de vacances. Un conduit propre, un certificat dans le tiroir : c’est ce qui permet de le savourer sans y penser.
Sources : Groupama (groupama.fr) ; Travaux.com ; Prentissimo ; Essentiel Ramonage.
