Le PTZ 2026 pour une maison neuve détonne au milieu des taux actuels : 3,76 % en moyenne sur 20 ans en novembre, selon les courtiers. L’État, lui, prête jusqu’à 180 000 € à 0 %. Ni intérêts, ni frais de dossier. Il s’adresse aux primo-accédants. Depuis le 1er avril 2025, les maisons individuelles neuves sont de nouveau éligibles, dans toutes les communes de France.

Ce que ça change pour vous, en quatre réponses

Combien, d’abord. Le PTZ ne finance qu’une partie du projet : 30 % du coût en tranche 1, 20 % en tranches 2 et 3, 10 % en tranche 4 pour une maison neuve. Exemple : 250 000 € en tranche 1 donnent 75 000 € de PTZ. Au taux moyen de novembre (3,76 % sur 20 ans), ces 75 000 € coûteraient environ 31 800 € d’intérêts en crédit classique. Avec le PTZ, zéro.

Quand, ensuite. Les règles actuelles valent pour les offres émises jusqu’au 31 décembre 2027. Le logement doit devenir votre résidence principale, occupée au plus tard un an après la fin des travaux, au moins huit mois par an.

Qui est concerné, enfin. Il faut être primo-accédant : ne pas avoir été propriétaire de sa résidence principale dans les deux années qui précèdent l’offre. Sauf exceptions, pour les personnes en situation de handicap ou dont le logement a été rendu inhabitable par une catastrophe naturelle. Il faut aussi rester sous un plafond de ressources. Le revenu retenu est votre revenu fiscal de référence de 2024. Pour une personne seule : 49 000 € en zone A et Abis, 34 500 € en zone B1, 31 500 € en zone B2, 28 500 € en zone C. Davantage pour les foyers plus nombreux.

Que faire, pour finir. Le PTZ ne se demande pas seul : il complète obligatoirement un autre prêt immobilier, sans jamais dépasser son montant. La demande passe par votre banque. Avant cela, le simulateur de service-public.gouv.fr dit en quelques minutes si votre projet entre dans les cases.

Chantier d’une maison individuelle en briques Sur un chantier, le PTZ se joue avant la signature de l’offre de prêt.

180 000 € : comment se calcule votre PTZ

Le montant se calcule sur un coût d’opération plafonné selon la zone et le foyer, pas sur le prix réel. Pour une personne seule : 150 000 € en zone A, 135 000 € en zone B1, 110 000 € en zone B2, 100 000 € en zone C. Pour cinq personnes et plus : 360 000 € en zone A, 240 000 € en zone C. Le PTZ vaut la quotité appliquée à ce coût, dans la limite de 180 000 €.

En collectif neuf : 50 % en tranche 1, 40 % en tranches 2 et 3, 20 % en tranche 4. En maison individuelle neuve : 30 %, 20 %, 20 % puis 10 %.

Un prêt à taux zéro ne rend pas la maison gratuite. Il efface le coût du crédit sur une partie du prix. Le reste se finance comme n’importe quel achat, avec un prêt classique et un apport.

Le remboursement court sur 25 ans au maximum, avec un différé selon vos revenus : pendant ce différé, vous ne remboursez rien du PTZ, et plus vos revenus sont modestes, plus il est long.

Ce qui peut encore vous échapper

Dans l’ancien, le PTZ reste réservé aux zones B2 et C, et seulement si les travaux représentent au moins 25 % du coût total. Les travaux ne doivent pas avoir commencé avant l’accord du prêt. Une seule opération ne peut bénéficier que d’un seul PTZ.

Maison en construction, murs en parpaings Dans l’ancien, travaux d’au moins 25 % du coût total.

Les démarches, dans l’ordre

  • Simulez votre PTZ sur service-public.gouv.fr : revenus 2024, zone de la commune, composition du foyer.
  • Rassemblez avis d’imposition et devis ou compromis du projet.
  • Montez le dossier avec votre banque, qui accorde le PTZ avec le prêt principal.
  • Vérifiez la date de l’offre : au plus tard le 31 décembre 2027.

La maison neuve à taux zéro existe, elle est ouverte à tout le territoire, et elle a une date de fin. Le reste tient à un simulateur et à un rendez-vous en banque.