Le montant du plafond de la Sécurité sociale 2027 n’est pas encore officiel. Mais le rapport remis en octobre à la Commission des comptes de la Sécurité sociale donne le chiffre que tous les services de paie vont retenir : 48 900 euros par an, soit 4 075 euros par mois. contre 48 060 euros et 4 005 euros en 2026, soit une progression de 1,7 % calculée sur l’évolution du salaire moyen par tête.

Combien, quand, qui : ce que ça change pour vous

Combien ? 48 900 € par an (plafond annuel, le PASS), 4 075 € par mois (plafond mensuel, le PMSS). Par rapport à 2026, l’écart est de +840 € sur l’année et de +70 € par mois.

Quand ? Au 1er janvier 2027. Attention, le chiffre reste une prévision : le montant définitif sera fixé par arrêté publié au Journal officiel fin décembre 2026, comme chaque année. Les arrêtés des années passées ont presque toujours suivi la prévision à l’euro près.

Qui est concerné ? Tous les salariés, puisque le plafond sert de base au calcul de plusieurs cotisations : la vieillesse plafonnée, les tranches 1 et 2 de la retraite complémentaire Agirc-Arrco, les cotisations chômage et AGS (jusqu’à 4 fois le plafond) et la cotisation Apec pour les cadres. En pratique, ceux qui gagnent plus de 4 075 € brut par mois verront leur assiette de cotisations augmenter.

Que faire ? Rien, c’est automatique : votre employeur ou votre logiciel de paie appliquera les nouveaux montants en janvier. Le bon réflexe, c’est de vérifier la fiche de paie de janvier 2027 et de comparer la ligne « plafond » avec celle de décembre 2026.

Pourquoi votre fiche de paie de janvier va changer

Ce chiffre décide en silence de la part de votre salaire soumise aux cotisations plafonnées. Quand il monte, une plus grande partie de votre brut entre dans l’assiette des cotisations plafonnées. Pour un salarié à 4 500 € brut mensuels, 70 € supplémentaires de salaire tombent chaque mois dans la tranche cotisée à taux plein en 2027.

Un salarié vérifie les lignes de ses documents à son bureau, le soir Votre fiche de paie de janvier 2027 affichera un plafond mensuel de 4 075 € : comparez-le à celui de décembre.

Ce chiffre technique a un effet très concret : il déplace la frontière entre ce qui est cotisé et ce qui ne l’est pas, pour des millions de bulletins de salaire.

La revalorisation suit l’évolution du salaire moyen par tête, comme chaque année. En 2026, la hausse avait été de 2 % ; en 2027, elle serait de 1,7 %, signe d’une croissance des salaires un peu moins vive. Et bon à savoir : le plafond ne peut jamais baisser d’une année sur l’autre, la loi l’interdit.

Rupture conventionnelle : l’indemnité plafonnée à 48 900 €

Le deuxième effet du plafond 2027 se joue au moment de quitter un emploi. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027 prévoit un plafond unique d’exonération des indemnités de rupture : licenciement, rupture conventionnelle, indemnités transactionnelles ou dommages-intérêts seraient exonérés de cotisations sociales, de CSG et de CRDS dans la limite d’un plafond annuel, soit 48 900 € selon la prévision d’octobre.

Aujourd’hui, les règles mélangent trois seuils différents selon les cotisations, dans la limite de deux fois le plafond annuel. La mesure simplifie ce maquis, mais elle abaisse aussi le plafond d’exonération pour les gros montants : au-delà de 48 900 €, l’indemnité serait soumise aux cotisations.

Une main signe un document, comme lors d’une rupture conventionnelle Une rupture de contrat prenant effet après le 1er janvier 2027 tomberait sous le nouveau plafond d’exonération.

Le gouvernement affirme que 95 % des salariés concernés resteraient intégralement exonérés ; les profils visés sont ceux à forte ancienneté ou à haut salaire qui négocient un départ avec une indemnité élevée. Si une rupture conventionnelle est en discussion dans votre entreprise, la date d’effet du contrat pourrait peser lourd : la mesure s’appliquerait aux ruptures prenant effet à compter du 1er janvier 2027.

Le plafond de la Sécurité sociale 2027 est-il déjà définitif ?

Pas encore. La prévision de la Commission des comptes, reprise dans le cadre du projet de budget de la Sécurité sociale 2027, devra être confirmée par l’arrêté de revalorisation publié fin décembre 2026 au Journal officiel. Les corrections de dernière minute restent habituellement marginales.

En attendant, les employeurs préparent déjà leurs paramétrages de paie sur la base de 48 900 €. Si votre salaire dépasse 4 075 € brut mensuels ou si vous négociez un départ, ce chiffre vous concerne directement.