Une pension alimentaire non imposable dès 2027 : les députés de la commission des finances l’ont voté ce mercredi 7 octobre. La somme reçue pour l’entretien et l’éducation d’un enfant ne compterait plus dans le revenu imposable du parent qui la reçoit. Le calcul est vite fait : 500 € par mois, c’est 6 000 € qui sortent de l’assiette fiscale chaque année, soit environ 660 € d’impôt en moins à 11 % de tranche marginale. Seul bémol, de taille : rien n’est encore définitivement voté.

Ce que ça change pour vous, concrètement

Combien ? L’intégralité de la pension reçue sortirait du revenu imposable : 500 € par mois font 6 000 € par an. À 11 % de tranche marginale, le gain d’impôt atteint 660 € ; à 30 %, 1 800 €. Pas une aide ponctuelle : de l’impôt en moins, chaque année.

Quand ? Si le budget est voté, la mesure s’appliquerait dès l’imposition des revenus de 2026 : la déclaration du printemps 2027 serait la première à ne plus compter la pension reçue. En attendant, gardez trace des montants versés mois par mois.

Qui est concerné ? Le parent qui perçoit une pension destinée à l’entretien et à l’éducation d’un enfant, mineur ou majeur encore à sa charge. Le parent qui la verse ne change pas de régime : il la déduit toujours. Les pensions versées à un ex-conjoint ou à un parent âgé, elles, ne sont pas concernées.

Que faire ? Pour l’instant, pas de démarche à entreprendre. Trois réflexes suffisent :

  • Conservez les justificatifs des pensions reçues en 2026 : montants, dates, identité du verseur.
  • Suivez le vote : séance publique à partir du 13 octobre, adoption attendue avant fin décembre.
  • Au printemps 2027, lisez la notice de votre déclaration : elle dira noir sur blanc si la pension doit encore y figurer.

Un père marche main dans la main avec sa fille dans un parc en automne Les pensions versées pour l’entretien et l’éducation d’un enfant ne seraient plus comptées dans le revenu imposable du parent qui les reçoit.

Pension alimentaire non imposable 2027 : ce que les députés ont voté mercredi

Mercredi 7 octobre, la commission des finances a adopté un amendement du député Ensemble pour la République Paul Midy : « la contribution à l’entretien et à l’éducation d’un enfant, qu’il soit mineur ou majeur et encore à la charge du parent qui l’héberge » ne serait plus soumise à l’impôt chez le parent qui la perçoit.

C’est l’inverse de la règle actuelle : aujourd’hui, la pension reçue est un revenu imposable à déclarer chaque printemps, pendant que le parent qui la verse la déduit. L’amendement brise cette symétrie côté receveur, sans toucher à la déduction du verseur. Pour un parent isolé aux revenus modestes, l’effet est direct : moins de revenu imposable, moins d’impôt.

Un vote qui peut encore disparaître

« La contribution à l’entretien et à l’éducation d’un enfant, qu’il soit mineur ou majeur et encore à la charge du parent qui l’héberge, ne sera plus soumise à l’impôt sur le revenu chez le parent qui la perçoit. » — Exposé des motifs de l’amendement Midy, adopté en commission le 7 octobre.

Attention : un vote en commission ne vaut pas vote définitif. Les députés repartiront du texte initial du gouvernement quand le débat entrera dans l’hémicycle, mardi 13 octobre, et le Parlement a jusqu’à fin décembre pour adopter le budget. Sans majorité, le gouvernement peut dégainer le 49.3, à condition d’éviter la censure, ou légiférer par ordonnances budgétaires à partir du 18 décembre. La mesure peut donc encore être modifiée, voire disparaître.

Documents fiscaux français, avis d’imposition et calculatrice Si le texte survit aux débats, c’est la déclaration du printemps 2027 qui appliquera le nouveau régime : la pension reçue n’y figurerait plus comme revenu imposable.

Une mesure déjà enterrée une fois

L’idée n’est pas neuve : l’Assemblée l’avait déjà adoptée l’an dernier, avant qu’elle ne disparaisse avec le rejet de la partie « recettes » du budget 2026. Elle revient cette fois par amendement parlementaire, dans un budget 2027 où chaque niche fiscale se négocie au centime près.

Pour un parent qui perçoit 500 € par mois, 660 € d’impôt en moins, c’est un mois de courses ou le budget rentrée d’un enfant. Le Parlement tranchera d’ici décembre : d’ici là, gardez vos justificatifs.