Les Léonides 17 novembre 2026 reviennent comme chaque année à la mi-novembre, et cette fois le calendrier joue en faveur des lève-tard. Le pic tombe dans la nuit du 17 au 18 novembre. Sous un ciel bien sombre, les astronomes annoncent environ 15 météores par heure. En ville, sous les lampadaires, le compte tombe vite : la pollution lumineuse efface les plus faibles. La différence entre un balcon parisien et un champ à vingt kilomètres de la ville, c’est la moitié du spectacle, ou plus.
D’où viennent ces traînées de lumière
Chaque année, la Terre traverse la traînée de poussière laissée par la comète 55P/Tempel-Tuttle. Les grains, pas plus gros que des grains de sable, entrent dans l’atmosphère à environ 71 kilomètres par seconde. Ils s’échauffent, ils brillent, ils s’évaporent à une centaine de kilomètres d’altitude. C’est cette brûlure qui dessine la traînée. Les Léonides doivent leur nom à la constellation du Lion : c’est de ce point du ciel, le radiant, que les météores semblent jaillir.
Sous un ciel sombre, les Léonides dessinent plusieurs traînées par quart d’heure au moment du pic.
Le radiant se lève vers 22 h 30, mais il faut attendre qu’il grimpe pour que le spectacle décolle vraiment. Les sources divergent d’une heure ou deux sur l’instant exact du pic, et ce flou ne change rien pour l’observateur : c’est la nuit entière qui compte, pas une minute précise. Après minuit, le Lion est haut, et la Lune, encore en premier quartier en début de soirée, s’est couchée. Le ciel de fin de nuit est donc plus noir, et les météores faibles deviennent visibles.
À quelle heure regarder, et comment
Le créneau à retenir va de 1 h à 5 h du matin, le mercredi 18 novembre. Les nuits qui entourent le pic, du 15 au 20 novembre environ, offrent aussi quelques étoiles filantes, en plus petit nombre. Si veiller jusqu’à l’aube un jour de semaine vous rebute, la soirée du 17 reste valable : le radiant est déjà levé, et les premiers météores traversent le ciel avant minuit.
Le pic tombe en milieu de semaine, mais la nuit entière compte : entre 1 h et 5 h, le Lion est haut et la Lune couchée.
Quelques gestes simples changent tout. Choisissez l’endroit le plus sombre accessible : un champ, une colline, une plage loin des éclairages. Laissez vos yeux s’habituer vingt à trente minutes, sans regarder votre téléphone. Allongez-vous, ou installez-vous dans un transat, et regardez large, à environ 45 degrés du radiant, plutôt que de fixer la constellation elle-même. Les météores les plus longs apparaissent loin du radiant. Habillez-vous chaudement : une nuit de novembre immobile, même sous un ciel dégagé, refroidit vite.
Pourquoi les Léonides fascinent depuis deux siècles
Certaines années, la pluie tourne à la tempête. En 1833 et en 1966, les observateurs ont compté des milliers de météores par heure, un déluge qui a marqué les chroniques de l’époque. Rien de tel n’est attendu en 2026 : l’activité annoncée reste modeste, autour de 15 par heure dans les meilleures conditions. Les Léonides gardent pourtant un atout rare : ce sont les météores les plus rapides de l’année, et les plus brillants laissent parfois une traînée persistante, visible plusieurs secondes après leur passage.
Un météore des Léonides : une traînée rapide, parfois visible plusieurs secondes.
Après les Taurides du Sud, dont le pic tombe autour du 4 au 5 novembre avec leurs boules de feu lentes, les Léonides offrent le deuxième rendez-vous du mois. Et le calendrier ne s’arrête pas là : le 24 novembre, une super lune, dite lune du castor, éclairera le ciel. Mais pour les étoiles filantes, la nuit du 17 au 18 reste la date à entourer. Réveil à 1 h, ciel dégagé, et un peu de patience : quinze météores par heure, c’est un vœu toutes les quatre minutes.
