Le 1er novembre 2026, le gazole doit coûter moins cher. Le décret libérant 10 millions de barils des réserves stratégiques a été pris le 24 octobre : le gouvernement annonce 12 à 18 centimes de moins par litre à la pompe, soit 6 à 9 euros sur un plein de 50 litres. Aucune démarche n’est à faire : la baisse doit arriver directement sur le prix affiché.

Ce que ça change pour vous

  • Combien : 12 à 18 centimes de moins par litre de gazole, selon les stations et les livraisons.
  • Quand : à partir du dimanche 1er novembre 2026, et pendant trois mois, jusqu’au 31 janvier 2027.
  • Qui est concerné : tous les automobilistes qui roulent au gazole, sans condition de revenus et sans formulaire.
  • Que faire : rien à demander : comparez les prix autour de chez vous.

D’où vient cette baisse de 12 à 18 centimes ?

L’État ne subventionne pas le litre à la pompe. Il vend aux distributeurs du gazole qu’il possédait déjà, acheté avant la flambée des prix. Selon Matignon, ce carburant a coûté environ 0,28 euro le litre à l’achat, contre environ 1,10 euro aujourd’hui sur le marché. L’écart entre les deux prix, c’est l’économie que les distributeurs doivent répercuter.

Le décret l’écrit noir sur blanc : l’intégralité de cet avantage doit revenir aux consommateurs. Le ministre du Commerce, Serge Papin, a promis des contrôles chaque semaine. Autre point réglé le 27 octobre : les volumes sortis n’auront pas à être remplacés, contrairement aux prêts de stocks habituels, a indiqué la fédération Ufip, citée par Reuters.

Qui paiera moins cher, et qui ne paiera pas moins cher ?

Le gazole routier est le premier concerné, mais il n’est pas le seul. Elle couvre aussi le gazole non routier, le gazole pêche, le fioul domestique et l’Outre-mer. TotalEnergies ajoute une remise de 200 euros par mètre cube sur le fioul, jusqu’au 31 janvier. L’essence, en revanche, ne bouge pas avec ce dispositif : ni le SP95 ni le SP98 ne sont concernés.

Une pompe de station-service avec les pistolets essence et gazole Le pistolet jaune du gazole, seul concerné.

« Ces stocks seront mis sur le marché à leur prix d’acquisition, près de quatre fois inférieur au prix actuel du marché. Ils permettront ainsi une baisse du prix du gazole pouvant atteindre 18 centimes par litre. »

Cette phrase est celle de Sébastien Lecornu, dans son message du 24 octobre. Elle dit aussi la limite : « pouvant atteindre » 18 centimes, pas 18 centimes garantis partout.

Gazole 1er novembre 2026 : ce qu’il faut vérifier à la pompe

Toutes les stations n’afficheront pas le même prix dimanche matin : les distributeurs peuvent anticiper la baisse dès le 1er novembre, avant même de recevoir le carburant à prix coûtant. Mais les livraisons s’étalent sur trois mois. Certaines stations bougeront vite, d’autres avec plusieurs jours de retard.

À ne pas confondre avec l’aide carburant de 100 euros, dont le guichet a ouvert le 27 octobre : celle-là se demande en ligne, sous conditions de revenus et de trajets. La baisse à la pompe, elle, arrive toute seule sur le prix affiché.

La baisse sera-t-elle visible partout dès dimanche ?

Pas forcément. Une station qui n’a pas encore reçu de carburant à prix coûtant peut mettre quelques jours à afficher la baisse. Le test qui compte, c’est la comparaison avec les stations voisines sur une semaine ou deux, pas le prix d’un seul jour. Le comparateur officiel prix-carburants.gouv.fr permet de vérifier les écarts autour de chez vous.

Un automobiliste fait le plein de sa voiture à une station-service Comparer deux stations voisines reste le réflexe le plus simple.

Et après le 31 janvier 2027 ?

Le dispositif est prévu pour trois mois, pas au-delà. Après le 31 janvier, le prix du gazole redeviendra celui du marché, sauf nouvelle décision du gouvernement. La baisse de novembre, décembre et janvier est une parenthèse, pas un nouveau prix de référence.

Dimanche, le réflexe le plus rentable ne sera pas de rouler plus loin pour gagner deux centimes, mais de regarder le prix affiché avant de choisir sa pompe.