Le prix repère gaz novembre 2026 passe de 182,88 € à 194,90 € TTC le mégawattheure. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a publié ce nouveau baromètre pour le 1er novembre, et service-public.fr reprend le chiffre : une hausse moyenne de 6,6 % d’un mois sur l’autre. Seule la part fourniture bouge. L’acheminement et les taxes, eux, restent stables cette fois.

Ce que ça change pour vous, dès dimanche

Combien, d’abord. Pour un foyer en offre indexée, la CRE estime la facture mensuelle à 12 € de plus en moyenne, et l’écart annuel à environ 135 € TTC par rapport à 2025, si les prix restent stables jusqu’à fin décembre. C’est une estimation, pas une promesse : un hiver froid changerait le calcul.

Quand, ensuite. La hausse s’applique dès le dimanche 1er novembre 2026, après 5,6 % en septembre puis 6,3 % en octobre, selon Connexion France. Trois mois de suite, pile au moment où le chauffage reprend vraiment.

Qui est concerné, enfin. Environ six millions de foyers, près de 60 % des abonnés gaz, ont un contrat indexé sur le prix repère. Les autres, autour de 40 % des clients fin 2025 selon la CRE, ont un prix fixe et ne verront pas leur facture bouger à cause de cette décision.

Une chaudière à gaz murale dans une chaufferie Une chaudière à gaz : si votre contrat est indexé, la hausse de novembre se répercute directement.

Prix repère gaz novembre 2026 : pourquoi il grimpe encore

La CRE lie cette hausse à la flambée des prix de marché observée en septembre. Hello Watt, cité par Connexion France, ajoute le conflit au Moyen-Orient et des stocks européens remplis à seulement 72,76 % le 6 octobre, loin de l’objectif de 90 % visé début novembre. Depuis la fin des tarifs réglementés en 2023, chaque mouvement mensuel du prix repère se retrouve vite dans les offres indexées.

Le détail par usage change tout. Selon les estimations Hello Watt confirmées par la CRE, le kilowattheure grimpe de 6,7 % pour la cuisson et l’eau chaude, et de 8,3 % pour le chauffage. Les 12 € moyens cachent donc des factures très différentes.

Dimanche, la question n’est plus de savoir si le gaz augmente, mais si votre contrat vous protège.

Votre contrat est-il indexé ou à prix fixe ?

Ouvrez votre dernière facture et cherchez la mention du prix. Un contrat indexé suit le prix repère et bouge chaque mois. Un contrat à prix fixe fige le kilowattheure pendant une durée écrite, souvent un ou deux ans. Si vous ne trouvez pas la mention, appelez votre fournisseur : la réponse prend deux minutes et vaut, ce mois-ci, une douzaine d’euros.

Passer au fixe n’est pas une évidence pour autant. Il protège contre les hausses, mais il peut vous faire rater une baisse si les marchés se calment. Comparez le prix proposé avec le prix repère actuel, 194,90 € le mégawattheure, et regardez la date de fin de l’offre : un fixe qui expire en janvier ne protège pas longtemps.

Que faire avant le 1er novembre ?

Première étape, comparer. Le médiateur national de l’énergie propose un comparateur indépendant, et son numéro vert, le 0 800 112 212, répond gratuitement en cas de litige. Changer de fournisseur ne coupe jamais votre gaz et ne coûte pas de frais de résiliation sur un contrat de particulier.

Deuxième étape, les achats groupés. Connexion France cite une commune de Haute-Saône dont l’achat groupé, ouvert jusqu’au 31 octobre, vise une économie moyenne de 250 € par an. Un intermédiaire négocie pour des milliers de foyers à la fois, et l’inscription est en général gratuite.

Troisième étape, le chèque énergie 2026, de 48 € à 277 € selon les revenus et la composition du foyer, d’après service-public.fr. Les envois automatiques sont terminés : si vous n’avez rien reçu, le guichet de réclamation ferme le 31 décembre 2026.

Une main règle un thermostat affichant 19 degrés Un degré de moins sur le thermostat, c’est la première économie qui ne coûte rien.

Un degré, une purge, un geste qui paie

Le thermostat reste l’outil le plus rapide. Baisser d’un degré dans les pièces de vie, purger un radiateur qui gargouille, fermer les volets dès la nuit : aucun geste ne compense à lui seul 12 € par mois, mais ensemble ils limitent la consommation, et c’est la consommation qui fait la facture.