Ce mardi 13 octobre, le test FR-Alert va faire sonner des milliers de téléphones portables en France. Dans plusieurs départements, quatre zones au moins sont déjà confirmées, et les préfectures préviennent toutes de la même façon : pas d’inquiétude, il s’agit d’un exercice de sécurité civile organisé pour la journée nationale de la résilience.

Les téléphones émettront un signal sonore inhabituel, accompagné d’un message affichant la mention « EXERCICE ». Aucune action n’est attendue de la population, insistent les autorités.

Seine-et-Marne, Lot, Dordogne, Oise : le détail des zones testées

En Seine-et-Marne, l’exercice aura lieu entre 9h et 10h dans 56 communes, selon la préfecture du département. Les zones correspondent aux plans particuliers d’intervention autour des sites industriels Seveso seuil haut et de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine. Meaux fait partie des villes concernées. Le message reçu affichera la mention « alerte extrêmement grave », mais l’étiquette « d’exercice » y sera répétée à plusieurs reprises.

Le Lot s’y prend plus tôt et plus large : la préfecture organise l’exercice entre 9h et 12h. L’alerte retentira y compris sur les téléphones placés en mode silencieux, et les habitants du département voisin de la Corrèze pourront également la recevoir, en raison de la couverture des antennes.

En Dordogne, le message atteindra un rayon d’environ 10 kilomètres autour de Brantôme, à partir de 9h, pendant une trentaine de minutes. Le scénario simule un épisode de vents violents, avec les consignes à appliquer en pareil cas : s’abriter dans un bâtiment en dur, éviter les arbres, fermer portes, fenêtres et volets. Bourdeilles, Champagnac-de-Belair, Saint-Crépin-de-Richemont et Eyvirat sont dans le périmètre.

Dans l’Oise, c’est le secteur de Ressons-sur-Matz qui est concerné, dans l’après-midi, avec 17 communes testées selon les informations locales.

Une personne tient son smartphone à la main, l’écran affichant une application La notification FR-Alert force la sonnerie, même si le téléphone est en mode silencieux : c’est le principe de la diffusion cellulaire.

Pourquoi le téléphone sonne-t-il même en mode silencieux ?

FR-Alert fonctionne par diffusion cellulaire : l’alerte est envoyée à tous les téléphones connectés aux antennes-relais de la zone concernée, sans passer par un numéro de téléphone. C’est pour cette raison qu’aucune application n’est nécessaire, et que la notification s’impose en priorité, au point de traverser le mode silencieux.

Un téléphone éteint ou en mode avion, en revanche, ne recevra rien. Les visiteurs étrangers ne sont pas oubliés : connectés à un opérateur français, leurs téléphones reçoivent eux aussi le message, en français.

Que faire quand le message arrive ?

Quatre réflexes suffisent, sans bouger de sa chaise :

  • Lisez le message : la mention « EXERCICE » doit y figurer clairement. C’est la seule chose à vérifier.
  • Ne faites rien de particulier : aucune mise à l’abri ni aucun comportement de protection n’est demandé.
  • N’appelez pas les secours : les numéros 15, 17, 18 et 112 doivent rester libres pour les vraies urgences.
  • Prévenez votre entourage, en particulier les personnes âgées ou isolées, qui pourraient s’inquiéter en entendant cette sonnerie inconnue.

Le jour d’un vrai danger, le message contiendrait la nature de la menace, la zone concernée et les consignes à suivre. Ce mardi, il ne contient qu’un mot à retenir : exercice.

FR-Alert, c’est quoi au juste ?

Déployé à l’échelle nationale en 2022, FR-Alert est le dispositif d’alerte et d’information des populations du ministère de l’Intérieur. Il permet de prévenir en quelques minutes toutes les personnes présentes dans une zone confrontée à un danger : accident industriel, risque naturel, crise sanitaire ou attentat.

Il complète les sirènes d’alerte, qui sont d’ailleurs testées elles aussi dans certaines communes à l’occasion de ces exercices, comme dans le Lot ce mardi. Le jour où la notification ne portera plus la mention « exercice », elle contiendra trois informations : la nature du danger, la zone concernée et les consignes à suivre. S’abriter, fermer portes et fenêtres, écouter les consignes officielles à la radio ou sur les sites des préfectures : ce sont ces réflexes que le test d’aujourd’hui cherche à installer.

Une sirène d’alerte civile sur le toit d’un bâtiment, sous un ciel bleu Dans certaines communes, les sirènes d’alerte sont testées en même temps que les téléphones : les deux systèmes se complètent.

Ce mardi, le seul geste utile est donc le plus simple : lire le message, le refermer, et savoir que le système fonctionne. En cas de vrai danger un jour, cette sonnerie étrange sera peut-être celle qui comptera le plus.