Le nouveau tarif fourrière 2026 entre en vigueur ce jeudi 1er octobre. Un arrêté signé le 13 septembre et publié au Journal officiel du 22 septembre relève les plafonds nationaux de l’enlèvement et de la garde journalière pour les voitures particulières, annonce service-public.gouv.fr. Deux postes augmentent. Tout le reste reste figé.
Tarif fourrière 2026 : combien ça va vraiment vous coûter
L’enlèvement grimpe de 127,65 € à 135 €, soit +5,76 %. La garde journalière passe de 6,75 € à 7,15 € par jour entamé, soit +5,93 %. Retenez bien le mot important : ces montants sont des plafonds nationaux. Votre commune peut facturer moins. Jamais plus.
Le reste de la facture ne bouge pas. La pose du sabot reste à 7,60 €, les opérations préalables à la mise en fourrière à 15,20 €, la mise en vente à 100 €.
Faites l’addition. Enlèvement (135 €), opérations préalables (15,20 €), une nuit de garde (7,15 €) : une voiture récupérée le lendemain coûte 157,35 €. Laissez-la une semaine et la note atteint 185,05 €. Et tout cela s’ajoute à l’amende pour stationnement gênant, qui se règle séparément.
L’enlèvement passe à 135 € dès le 1er octobre : c’est le plafond national pour une voiture particulière.
Paris, Lyon, Marseille, Toulouse : qui échappe à la hausse
À Paris, rien ne change. L’enlèvement d’une voiture y coûtera toujours 150 € et la garde journalière 29 €, le barème le plus cher de France, maintenu tel quel.
À Lyon, Marseille et Toulouse, l’enlèvement s’aligne sur le tarif national de 135 €, mais la garde journalière reste spécifique : 10 € par jour, contre 7,15 € dans le reste du pays. La mise en vente y coûte 61 € au lieu de 100 €.
Petite consolation pour les motards : l’enlèvement d’un deux-roues reste à 45,70 €, partout sauf à Paris. Les poids lourds ne sont pas concernés non plus.
Qui paie, et qui ne paiera jamais un centime
Soyons clairs : cette hausse ne touche que les véhicules réellement mis en fourrière, après un stationnement gênant, abusif ou dangereux. Une voiture garée en règle ne paiera jamais ces tarifs. Ce n’est pas une taxe. C’est une facture d’infraction.
« Les plafonds des frais de fourrière évolueront désormais chaque année. » (service-public.gouv.fr)
Car c’est la vraie nouveauté du texte : dès 2027, les tarifs seront révisés chaque année en fonction du coût des carburants, de la main-d’œuvre, des assurances et des véhicules. La hausse de cette année ne sera probablement pas la dernière.
Stationnement gênant, abusif ou dangereux : ce sont les seuls motifs qui mènent en fourrière.
Quatre réflexes pour ne pas payer plein pot
- Arrivez avant que les roues ne quittent le sol. Tant que votre voiture a ses quatre roues en contact avec le sol, vous pouvez interrompre l’enlèvement et repartir avec. À condition de payer la contravention sur place ou de signer une reconnaissance de dette. Dès que deux roues ont quitté le sol, les 135 € sont dus.
- Ne traînez pas pour la récupérer. Chaque jour entamé coûte 7,15 €. Une semaine d’oubli, c’est 50 € de garde en plus sur la facture.
- Vérifiez la facture ligne par ligne. Les montants sont des plafonds : si un poste dépasse le maximum réglementaire, contestez. Votre commune n’a pas le droit de facturer au-dessus.
- Anticipez les années suivantes. Avec la révision annuelle prévue dès 2027, ces tarifs vont continuer de bouger. La facture d’aujourd’hui est le plancher de demain.
Un stationnement gênant, c’est d’abord une contravention. Demain, c’est aussi une facture qui démarre à 135 € avant même d’avoir ouvert le portefeuille. La règle la plus rentable reste la plus simple : deux minutes de marche en plus valent toujours mieux qu’une semaine de garde à 7,15 € par jour.
