Planter votre amaryllis en novembre, c’est parier sur Noël. Le bulbe met six à huit semaines à fleurir après sa mise en pot, selon la Royal Horticultural Society : un bulbe planté début novembre fleurit pour Noël. Planté à la mi-novembre, il fleurira en janvier. Ce n’est pas un échec, juste un Noël un peu décalé.
La plante vendue sous le nom d’amaryllis dans les jardineries est en réalité un Hippeastrum, un bulbe d’Amérique du Sud. La vraie amaryllis, Amaryllis belladonna, fleurit dehors, en fin d’été. Peu importe le nom sur l’étiquette : le bulbe d’Hippeastrum contient déjà toute l’énergie de sa floraison. Il ne demande qu’un pot, un peu de terreau et six semaines de chaleur.
Planter son amaryllis en novembre : le calendrier pour Noël
Le choix du bulbe décide de presque tout. Prenez-le ferme et lourd, sans tache molle ni moisissure, et le plus gros possible : à partir du calibre 36, la taille d’un petit pamplemousse, le bulbe porte souvent deux hampes florales au lieu d’une. Un bulbe léger ou spongieux a déjà perdu ses réserves.
- Choisissez un pot à peine plus large que le bulbe, 2 à 5 cm de plus en diamètre. L’amaryllis fleurit mieux un peu à l’étroit, et le pot doit être lourd : la hampe monte haut.
- Remplissez de terreau universel bien drainant, posez le bulbe au centre, racines vers le bas, et laissez dépasser au moins le tiers supérieur. Un bulbe enterré jusqu’au cou pourrit.
- Arrosez une fois, légèrement, puis placez le pot à la lumière, autour de 21 °C. Une pièce chaude accélère la pousse, une pièce fraîche la retarde de plusieurs semaines.
- Tournez le pot d’un quart de tour tous les deux ou trois jours pour que la tige pousse droite, et tuteurez les grandes variétés avant qu’elles ne penchent.
Trois bulbes en pot, le tiers supérieur hors du terreau : la plantation qui évite la pourriture.
L’erreur qui tue la plupart des amaryllis
L’amaryllis meurt rarement de soif. Elle meurt d’eau. Tant qu’aucune feuille ni hampe n’est sortie, le bulbe ne boit presque rien : un terreau détrempé le fait pourrir avant même le démarrage. Arrosez peu, jamais sur le bulbe, et videz la soucoupe après chaque arrosage. La première pousse verte apparaît en deux à trois semaines dans une pièce chaude. À partir de là seulement, arrosez régulièrement, sans jamais laisser d’eau stagner.
Autre détail qui change tout : une fois les boutons colorés, déplacez la plante dans une pièce plus fraîche, entre 15 et 18 °C. Les fleurs durent alors nettement plus longtemps. Tenez aussi le pot loin des radiateurs et des courants d’air. Et si un chat ou un chien partage la maison, posez le pot hors de portée : le bulbe contient de la lycorine, toxique pour les animaux.
La première pousse verte, deux à trois semaines après la plantation : le signal pour reprendre les arrosages.
Et l’an prochain ? Ne jetez pas le bulbe
La plupart des amaryllis finissent à la poubelle en janvier. C’est dommage : le même bulbe peut refleurir chaque hiver pendant des années. Après la floraison, coupez la hampe fanée à la base, mais gardez toutes les feuilles. Ce sont elles qui reconstituent les réserves du bulbe, à la lumière, avec un engrais liquide toutes les deux semaines jusqu’à l’été.
À la fin septembre, offrez-lui un repos : huit à dix semaines au frais, autour de 13 °C, en réduisant les arrosages. Puis rempotez dans un terreau neuf, la pointe vers le ciel, et reprenez les arrosages. Six à huit semaines plus tard, les fleurs reviennent. Seule exception : les bulbes enrobés de cire, vendus prêts à poser sans pot ni terreau. Ceux-là sont programmés pour une seule floraison.
Un bulbe, un petit pot, six semaines : la plus belle décoration de Noël est celle qui pousse sur le rebord de la fenêtre.
Dans les jardineries, les bulbes sont déjà en rayon. Cette semaine encore, le calendrier joue pour vous : chaque jour de retard repousse la floraison d’un jour. Plantée maintenant, l’amaryllis sera en fleurs quand on dressera la table.
