Chercher « aide permis de conduire 500 euros » sur Google donne encore des dizaines de pages qui expliquent comment toucher la somme. Le problème, c’est que l’aide n’existe plus. L’aide forfaitaire de 500 € versée aux apprentis majeurs pour passer le permis B a été supprimée par la loi de finances pour 2026, publiée au Journal officiel le 20 février 2026. Elle n’est plus attribuée depuis le 21 février. Et ce n’est pas la seule à avoir disparu cette année.

Depuis 2019, tout apprenti majeur en contrat d’apprentissage, inscrit dans une auto-école, pouvait toucher ces 500 €, une seule fois, sans condition de ressources. Pour un permis qui coûte en moyenne environ 1 800 € en France, selon l’enquête 2026 d’UFC-Que Choisir, c’était plus d’un quart de la facture qui disparaissait.

Ce que ça change pour vous : 500 € à trouver ailleurs

Concrètement, un apprenti qui commence son permis aujourd’hui doit financer la totalité. Le code coûte 30 €, l’examen pratique est gratuit, mais les heures de conduite restent à sa charge. Les nouveaux apprentis n’ont plus droit à ce coup de pouce. Et ils ne sont pas les seuls concernés : l’aide au permis B de France Travail, qui pouvait atteindre 1 200 € pour les demandeurs d’emploi, a elle aussi été supprimée, le 1er avril 2026.

« L’aide forfaitaire de 500 € permettant aux apprentis de passer le permis B n’est plus disponible. » Service-public.fr, 19 mars 2026.

Pourquoi ces aides ont disparu

La suppression des 500 € figure dans la loi de finances pour 2026. Celle de l’aide France Travail vient d’une délibération de son conseil d’administration, datée du 27 novembre 2025. Motif affiché dans les deux cas : resserrer les dépenses publiques. Les aides au permis ont changé en quelques semaines, sans que beaucoup de sites aient mis leurs pages à jour.

Une candidate révise le code de la route sur ordinateur, dans une auto-école Réviser le code : l’épreuve coûte 30 €, mais ce sont les heures de conduite qui pèsent dans la facture.

Le permis à 1 € par jour, la solution qui tient encore

C’est le dispositif qui survit à la coupe. Le permis à 1 € par jour n’est pas une subvention mais un prêt à taux zéro, dont l’État paie les intérêts. Il s’adresse aux jeunes de 15 à 25 ans, pour une première formation au permis B, A1 ou A2, dans une auto-école labellisée partenaire. On emprunte 600, 800, 1 000 ou 1 200 €, au choix, sans dépasser le montant du contrat de formation. Le remboursement se fait par mensualités de 30 € maximum, soit environ 1 € par jour, sur 20 à 40 mois. En cas d’échec à l’épreuve pratique, un prêt complémentaire de 300 € finance une formation supplémentaire. Le prêt n’est accordé qu’une seule fois et se cumule avec les autres aides publiques.

Le CPF, lui, s’est resserré

Depuis février 2026, le compte personnel de formation ne finance plus le permis pour tout le monde : il faut être demandeur d’emploi inscrit à France Travail, ou salarié avec un cofinancement d’au moins 100 € par un tiers. Le montant mobilisable est plafonné à 900 €, et il faut ne pas être déjà titulaire d’un permis en cours de validité. Pour un apprenti, la porte du CPF est donc le plus souvent fermée, sauf si son employeur met la main à la poche.

Les aides locales, au cas par cas

Ce qui reste se joue près de chez soi. Certaines CAF accordent une aide au permis, jusqu’à 1 200 € selon les départements, versée directement à l’auto-école. Les mairies proposent des bourses au permis aux 18-25 ans, souvent en échange de 40 à 50 heures de mission d’intérêt collectif. Les départements ont le Fonds d’aide aux jeunes pour les 18-25 ans en difficulté d’insertion, et les régions leurs propres coups de pouce. Le site 1jeune1solution recense ces aides par lieu de résidence.

Un jeune conducteur tient ses clés de voiture après avoir obtenu son permis Obtenir le permis coûte en moyenne environ 1 800 € : comparer les forfaits des auto-écoles reste le premier réflexe pour payer moins cher.

Que faire, dans l’ordre

  • Vérifiez d’abord si votre dossier a été déposé avant le 21 février 2026 : dans ce cas, il a été traité selon les anciennes règles.
  • Entre 15 et 25 ans, demandez le permis à 1 € par jour : signez le contrat de formation dans une auto-école labellisée, puis le prêt auprès d’une banque partenaire.
  • Si vous êtes demandeur d’emploi, parlez du CPF à votre conseiller France Travail, qui peut aussi abonder le financement.
  • Rendez-vous sur 1jeune1solution et à votre Mission locale pour les aides de votre commune, de votre département et de votre région.
  • Comparez les forfaits des auto-écoles : à 1 800 € en moyenne, quelques heures de conduite en moins changent la facture.

Les pages qui promettent encore les 500 € n’ont pas été mises à jour. Avant de signer un contrat de formation en comptant dessus, vérifiez sur service-public.fr. C’est le seul réflexe qui ne coûte rien.