La demande d’aide carburant de 100 euros pour les grands rouleurs s’ouvre ce mardi 27 octobre 2026 sur impots.gouv.fr. Elle couvre les mois d’octobre, novembre et décembre, et elle reste ouverte jusqu’au 31 décembre. Le gouvernement la présente comme l’équivalent de 40 centimes par litre sur trois mois de consommation moyenne, soit deux fois plus par litre que sur la première période de l’année, qui s’étalait sur six mois.
Ce que ça change pour vous, dès aujourd’hui
Tout dépend de votre situation au printemps dernier. Si vous n’avez jamais touché cette aide alors que vous roulez beaucoup pour travailler, c’est aujourd’hui que le dossier se joue : simulateur, puis formulaire en ligne, puis un versement annoncé sous une dizaine de jours après validation. Si vous l’aviez déjà perçue pour avril à septembre, vous n’avez rien à envoyer. Le nouveau versement de 100 euros a été déclenché automatiquement le 16 octobre pour 1,6 million de personnes, sous le libellé INDEMN.CARBURANT. Un coup d’œil à votre relevé bancaire suffit pour vérifier.
Troisième cas, celui qui change le plus de choses cette fois : un refus au printemps à cause de vos revenus. Le plafond a été relevé, de 16 880 à 22 770 euros de revenu fiscal de référence par part. Un dossier retoqué il y a quelques mois peut donc passer aujourd’hui, sans que votre salaire ni vos trajets aient changé.
Qui peut toucher les 100 euros ?
Le premier filtre, c’est l’avis d’impôt établi en 2025 sur les revenus de 2024. Prenez votre revenu fiscal de référence, divisez-le par votre nombre de parts : le résultat doit rester inférieur ou égal à 22 770 euros. En ordre de grandeur, cela correspond à environ 2 050 euros nets par mois pour une personne seule, 4 070 euros pour un couple, 5 087 euros pour un couple avec un enfant et 6 100 euros pour un couple avec deux enfants. Les foyers redevables de l’impôt sur la fortune immobilière au titre de 2024 sont exclus, même sous le plafond.
Viennent ensuite trois conditions liées à votre vie active. Il faut être domicilié fiscalement en France, avoir eu au moins 16 ans au 31 décembre 2024, et avoir déclaré en 2024 des revenus d’activité : salaires, bénéfices industriels et commerciaux, bénéfices non commerciaux ou bénéfices agricoles. Les allocations chômage et les préretraites ne comptent pas comme revenus d’activité ici.
Le plein d’un grand rouleur : 15 kilomètres par trajet, ou 8 000 kilomètres par an à titre professionnel, c’est le seuil qui ouvre le droit.
Le second filtre, c’est la route elle-même. Il faut parcourir plus de 15 kilomètres par trajet entre le domicile et le lieu de travail, soit 30 kilomètres aller-retour, ou plus de 8 000 kilomètres par an dans le cadre de l’activité professionnelle, trajets domicile-travail compris. Le véhicule doit être à deux, trois ou quatre roues, à motorisation thermique ou hybride non rechargeable, assuré à la date de la demande et non endommagé. Sont exclus les véhicules électriques, les véhicules à hydrogène, les hybrides rechargeables, les quadricycles lourds, les véhicules agricoles, les poids lourds et les véhicules de fonction ou de service dont l’employeur prend le carburant en charge.
Le plafond a bougé, pas le montant : toujours 100 euros, mais pour trois mois au lieu de six, et pour beaucoup plus de monde qu’au printemps.
Comment faire votre demande d’aide carburant 100 euros dès le 27 octobre ?
La démarche se fait entièrement en ligne, dans votre espace particulier sur impots.gouv.fr. Elle tient en quatre gestes :
- Vérifiez votre éligibilité : revenu fiscal de référence divisé par vos parts, sur l’avis 2025, puis distance de vos trajets professionnels.
- Testez le simulateur officiel, mis à jour avec les nouveaux plafonds, avant de remplir quoi que ce soit.
- Remplissez le formulaire : état civil, numéro fiscal, immatriculation du véhicule et informations de la carte grise, plus une attestation que vous respectez les conditions de distance et d’utilisation du véhicule.
- Attendez le versement, annoncé sous une dizaine de jours après validation, et gardez vos justificatifs : l’administration peut contrôler un dossier après coup.
Et si vous avez déjà touché l’aide d’avril à septembre ?
Ne déposez pas une seconde demande pour la même période : une seule indemnité est versée par demandeur, et un même véhicule ne peut donner lieu qu’à un seul versement pour octobre à décembre. Pour les personnes éligibles aux deux périodes de 2026, le soutien total atteint 200 euros sur l’année, 100 euros pour avril à septembre et 100 euros pour le dernier trimestre. Ce n’est pas une remise appliquée à la pompe ni un remboursement calculé sur votre consommation réelle : c’est un forfait, versé par la DGFiP sur le compte bancaire connu au titre de l’impôt sur le revenu.
Pour les trajets domicile-travail quotidiens, l’aide couvre une partie de l’hiver, pas la facture de l’année.
Les refus les plus fréquents, et comment les éviter
Le premier motif de refus ne se négocie pas : un véhicule électrique ou hybride rechargeable reste hors du dispositif, même si vous parcourez 30 000 kilomètres par an. Le deuxième tient à une confusion fréquente : cette indemnité n’est pas la prime carburant que certains employeurs versent à leurs salariés. Ici, la demande est individuelle et le versement vient de la DGFiP. Le troisième piège, c’est la date. Le guichet ferme le 31 décembre 2026, sans report annoncé : passé ce délai, la demande est forclose, même si toutes les conditions sont remplies.
Pour un trajet de 30 kilomètres aller-retour chaque jour ouvré, 100 euros ne règlent pas la facture de l’année. Ils couvrent une partie de l’hiver, à condition de ne pas laisser passer le 31 décembre.
